Rencontres débats
Année 2025 – 2026
Conférence de X Pons
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 7 novembre 2025
Comment composer avec la fast-politique ?
Les inspecteurs de l’éducation et le rythme des réformes
Conférence de Xavier Pons
Directeur de l’Institut Français de l’Éducation (IFÉ-ENS Lyon)
Professeur à l’université Claude Bernard Lyon 1
L’Ifé, institut français de l’éducation intégré à l’ENS de Lyon et que dirige Xavier Pons, est présenté comme l’interface entre la recherche en éducation et l’utilisation qui peut en être faite par les acteurs de l’éducation au sens large, c’est-à-dire tant les professionnels que les responsables institutionnels et les décideurs politiques.
Ce rôle de passeur est ce vers quoi tendent les précédents travaux de Xavier Pons qui souligneavec vigueur les enjeux de la médiation entre recherche, formation et débat public, ce débat qu’il considère comme indispensable à la qualité de la réflexion collective sur l’éducation. Ses nombreuses publications et son enseignement à l’université de Lyon 1 témoignent de sonengagement au service d’une meilleure connaissance des rouages du système éducatif et de savolonté de les rendre accessibles à tous les acteurs de l’éducation.
Docteur en science politique, Xavier Pons s’est spécialisé dans le domaine de la sociologie politique et des politiques publiques avec des travaux portant notamment sur l’évaluation des politiques éducatives, leur pilotage et la mise en œuvre des réformes mais aussi sur l’organisation du système éducatif avec les nouveaux rôles – ou, selon son expression, les « nouveaux visages » – des académies. L’approche sociologique de ces analyses se double d’une ouverture à des situations éducatives dans d’autres pays et cette dimension internationale, comparative, nous intéresse tout particulièrement au sein d’IESF.
Dans son dernier ouvrage, intitulé « La fabrique des politiques d’éducation : la rapidité sans la qualité ? » (2024), Xavier Pons développe pour caractériser la mise en œuvre des politiques éducatives le concept de « puzzle accéléré » et en analyse les incidences sur les acteurs de l’éducation. Sujet particulièrement d’actualité au moment où les résultats de la dernière enquête TALIS de l’OCDE, publiés le mois dernier, soulignent que l’instabilité des politiques éducatives est identifiée comme l’une des principales sources du stress professionnel des enseignants. Dans cette conférence, Xavier Pons traite de cette question : Comment composer avec la fast-politique ? en l’abordant sous l’angle de la confrontation des inspecteurs de l’éducation au rythme des réformes.
Odile Luginbühl
Conférence de JM Moullet
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 22 janvier 2026
L’intelligence artificielle, servante et maîtresse
Enjeux, risques et usages dans l’éducation
Conférence de Jean-Marc Moullet
Inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche
Jean-Marc Moullet est un scientifique et un pédagogue. C’est à ce double titre qu’il traite icides enjeux, risques et usages de l’intelligence artificielle dans l’éducation. Scientifique : sonparcours en atteste brillamment, depuis sa formation en bio géosciences et bio informatique, puis l’agrégation des sciences de la vie, sciences de la Terre et de l’Univers jusqu’à l’inspection générale où il a été pendant plusieurs années doyen du groupe STVST (sciences et technologies du vivant, de la santé et de la Terre).
Mais Jean-Marc Moullet est aussi profondément pédagogue et animé du désir de faire connaître et transmettre sa vaste discipline. Ce qu’il a démontré comme professeur et formateur en IUFM et poursuivi dans le cadre de ses missions d’IPR puis d’inspecteur général. Parmi bien d’autres exemples, on peut citer son engagement dans les Olympiades Internationales de Géosciences, dont il préside le comité scientifique pour accompagner la participation des lycées et collèges français.
À la croisée de ces deux passions, la science et la pédagogie, l’irruption soudaine et omniprésente de l’intelligence artificielle ne pouvait que le mobiliser. Il a suivi avec l’intérêt que l’on devine la rapide progression – et la complexité – de ses usages dans l’éducation, notamment en tant que membre du pôle données, IA et numérique au sein de l’inspection générale et à travers les observations de terrain qu’il a pu effectuer.
Jean-Marc Moullet nous apporte ici l’éclairage de ses expériences pour nous aider à mieux comprendre et appréhender les enjeux de cette révolution intellectuelle, éducative et sociétale qu’est l’IA, à la fois servante et maîtresse de nos façons de penser, d’apprendre et de transmettre.
Odile Luginbühl
Conférence de Jean-Marc Huart
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 9 janvier 2025
L’enseignement et la formation professionnelle en France
au miroir des changements en cours en Europe
Conférence de Jean-Marc Huart
Ancien directeur général de l’enseignement scolaire
Ancien recteur
Ancien directeur de cabinet du ministre
et
Jean-Raymond Masson
Ancien expert référent auprès de la Fondation européenne pour la formation
Dans le vaste panorama des fonctions exercées par Jean-Marc Huart, notamment comme directeur de la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire), puis directeur d’un cabinet ministériel, il faut souligner l’importance et la dimension particulières qu’occupe le domaine de l’enseignement et de la formation professionnelle.
Parmi les points les plus saillants de l’itinéraire prestigieux de Jean-Marc Huart, les fonctions de délégué académique aux formations professionnelles dans l’académie de Bordeaux (déjà !), de sous-directeur des lycées et de la formation professionnelle tout au long de la vie au ministère de l’Éducation nationale et de sous-directeur des politiques de formation et du contrôle au ministère du Travail, lui ont donné une connaissance approfondie des deux volets de ce dossier : l’éducation et l’emploi.
L’intervention de Jean-Marc Huart dans la Rencontre organisée par IESF permet de traiter ce thème de façon particulièrement pertinente pour mettre en relation le système français avec celui d’autres pays européens. Croiser les points de vue est en effet un des objectifs des Rencontres d’IESF afin d’élargir et d’enrichir les réflexions sur le système éducatif français en décentrant notre regard par la connaissance des systèmes de nos partenaires européens. Cet éclairage européen va être présenté par Jean-Raymond Masson, membre de notre association.
Les compétences de Jean-Raymond Masson s’appuient sur les trois vies professionnelles qu’il a connues. D’abord, comme ingénieur centralien, il a pratiqué de l’intérieur le monde de l’industrie et de l’entreprise dans différents secteurs. Puis, changeant de point de vue, il a entamé une seconde vie au sein de l’Éducation nationale, à travers plusieurs missions sur l’enseignement technique et la formation professionnelle, notamment en participant activement à la création des baccalauréats professionnels et à la mission interministérielle pour l’Europe centrale et orientale (MICECO), s’orientant déjà vers lesproblématiques européennes. Sa troisième vie professionnelle s’est développée au sein de la Fondation européenne pour la formation à Turin où il a eu en charge des dossiers concernant l’adhésion des nouveaux pays membres de l’UE.
Plus récemment et dans le cadre d’IESF, Jean-Raymond Masson a co-rédigé avec d’autres membres de l’association, Françoise Guillet, Jacques Perrin et Jean-Philippe Verdu, un rapport intitulé “Pour une alternance partenariale entre école et entreprise dans l’enseignement professionnel » qui faisait suite à un autre rapport d’IESF sur l’évolution de l’apprentissage après la loi du 5 septembre 2018.
Cette Rencontre d’IESF, riche de l’ensemble des compétences des conférenciers dans le domaine si important de l’enseignement et de la formation professionnelle, nous permet de mieux connaître et comprendre les enjeux de ce secteur à la croisée de l’éducation et du monde du travail.
Odile Luginbühl
Conférence de Frédérique Weixler
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 9 janvier 2025
La construction de la décision en éducation : un enjeu démocratique ?
Conférence de Frédérique Weixler
Inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche
Frédérique Weixler présente ici son ouvrage intitulé « La Construction de la décision en éducation. Enjeux, mythes et défis », paru en mai 2024. Retenons déjà un de ces termes : « défis ». Ces « défis » lancés à la construction de la décision font écho à d’autres défis qui apparaissent dans les titres de ses précédents ouvrages : Frédérique Weixler n’hésite pas à affronter des problématiques complexes et sensibles qui traversent le système éducatif, qu’il s’agisse du décrochage scolaire ou de l’orientation des élèves.
Mais les analyses des difficultés et les propositions qu’elle apporte en réponse, loin d’être pures théories, s’appuient sur les observations et les expériences concrètes auxquelles elle a été confrontée au cours de sa vie professionnelle dans la diversité des fonctions qu’elle aexercées : enseignante, conseillère d’orientation, inspectrice d’académie, directrice de projet à l’Onisep, cheffe de département à la DGESCO puis conseillère auprès d’une ministre de l’Éducation nationale et, à ce titre, pilote de l’évaluation de politique publique sur le décrochage scolaire, avant de rejoindre l’Inspection générale de l’éducation nationale.
On peut conclure aisément de ce parcours que Frédérique Weixler a connu et expérimenté de nombreuses situations de construction de la décision, que ce soit pour son élaboration ou pour sa mise en œuvre. Grâce à cette conférence, elle nous fait partager les réflexions qu’elle aretirées de cette pratique approfondie et diverse.
Odile Luginbühl
Conférence de Catherine Becchetti-Bizot
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 3 décembre 2024
Faire alliance, redonner confiance
Rapport de la médiatrice pour l’année 2023
Conférence de Catherine Becchetti-Bizot
Médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur
Inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche
Catherine Becchetti-Bizot nous présente, autour du thème « Faire alliance, redonner confiance », les observations et les réflexions développées dans son rapport publié en juillet 2024 sur la médiation dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur pendant l’année 2023.
La médiation est définie, dans le Trésor de la langue française, comme « le fait de servir d’intermédiaire, de lien entre deux ou plusieurs entités ». Cette recherche du lien est une caractéristique qui jalonne tout le parcours professionnel de Catherine Becchetti-Bizot.Normalienne, agrégée et docteur ès lettres classiques, elle a travaillé dès le début de sacarrière sur les liens entre le texte et l’image, entre l’écriture et ses supports, notamment à l’université de Nancy et à l’École française d’Extrême-Orient. Son expérience des liens culturels entre l’Asie du sud-est et la France l’a conduite à la fonction de conseillère du ministre de l’Éducation nationale pour les relations internationales.
Devenue inspectrice générale de Lettres, au moment où les technologies du numérique ont fait irruption dans notre quotidien, Catherine Becchetti-Bizot a saisi le bouleversement que ce nouveau support – support d’écriture et support de lecture – allait apporter à l’enseignement. Parmi les différentes missions dont elle a été chargée, l’une d’entre elles a été de concevoir, puis de diriger une nouvelle direction au ministère de l’Éducation nationale, la DNE, Direction du numérique pour l’éducation. Par la suite, elle a participé au Conseil supérieur des programmes et elle a conduit des travaux portant sur les transformations pédagogiques liées à l’utilisation du numérique.
La multiplicité de ses expériences, depuis les langues anciennes jusqu’au clavier numérique, fondées sur des années d’échanges avec les professeurs, et la diversité de ses responsabilités au sein du ministère, c’est-à-dire une connaissance à la fois des démarches pédagogiques et du fonctionnement du système éducatif, ont amené Catherine Becchetti-Bizot à assurer depuis 2017 la charge complexe de médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. En nous présentant cette conférence, elle partage la connaissance intime que ce travail de médiation lui donne des difficultés, parfois des fractures qui traversent les relations entre l’éducation nationale et la société.
Odile Luginbühl
Conférence de Daniel Auverlot
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 21 mars 2023
Évaluer les établissements, pour quoi faire ?
Conférence de Daniel Auverlot
Président du Conseil de l’évaluation de l’école
Ancien recteur
Le rôle du Conseil de l’évaluation de l’école que préside Daniel Auverlot est « d’évaluer en toute indépendance l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire ». Le programme est vaste, mais la connaissance approfondie du système éducatif qu’a son président l’est tout autant. Daniel Auverlot l’a en effet parcouru et pratiqué sous des aspects très variés, comme professeur de lettres classiques en collège et en lycée, comme inspecteur d’académie dans plusieurs départements ruraux ou urbains aussi différents que la Mayenne et la Seine-Saint-Denis, puis comme recteur de l’académie de Limoges et de l’académie de Créteil. Les réflexions qu’il mène désormais à la tête du Conseil d’évaluation de l’école s’appuient donc sur une expérience aussi large que concrète.
Daniel Auverlot nous propose aujourd’hui de nous interroger sur les finalités de l’évaluation des établissements : « Evaluer les établissements, pour quoi faire ? ». Cette question intrigue doublement : en quoi consiste cette nouvelle dimension de l’évaluation ? Qu’apporte-t-elle ? Dans le vaste champ des évaluations conduites au sein du système éducatif français qui concernent, aux niveaux national et international, les acquis des élèves, les pratiques pédagogiques et les dispositifs éducatifs, l’évaluation des établissements est en effet un élément nouveau, dont le Conseil d’évaluation de l’école a la charge.
Les trois séquences que le Conseil a conduites offrent déjà un riche bilan que Daniel Auverlot a accepté de nous présenter en éclairant les objectifs et les enjeux de ce processus et en nous faisant découvrir une nouvelle forme d’évaluation.
Odile Luginbühl
Conférence de Jean-Paul Delahaye
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 21 novembre 2023
L’école n’est pas faite pour les pauvres.
Comment reconstruire une école républicaine et fraternelle ?
Conférence de Jean-Paul Delahaye
Inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire
Ancien directeur général de l’enseignement scolaire
Jean-Paul Delahaye nous propose aujourd’hui de réfléchir et débattre sur la question des inégalités scolaires qui touchent les élèves issus de milieux défavorisés. Question d’autant plus cruciale que les enquêtes internationales les plus récentes montrent une aggravation de cette situation en France, devenue le pays dont l’école est la plus inégalitaire des pays de l’OCDE.
La lutte contre les inégalités scolaires, dont la formulation positive est la réussite de tous, c’est le fil rouge de la vie professionnelle de Jean-Paul Delahaye, dans toutes les fonctions qu’il a occupées, professeur, directeur d’Ecole normale, inspecteur d’académie, inspecteur général, conseiller de ministres et directeur général de l’enseignement scolaire, comme dans tous les territoires – souvent démunis – où il a exercé ses fonctions, Picardie, Est de la France, Seine-Saint-Denis, notamment.
Dans ces fonctions et ces territoires, Jean-Paul Delahaye a été en charge de la lutte contre les principaux facteurs des inégalités scolaires, à la fois sociaux, économiques et familiaux. Les missions qui lui ont été confiées concouraient à cet objectif, sous différentes formes : lutte contre l’illettrisme, contre l’exclusion, contre la pauvreté. Il a publié en 2015 un rapport qui constitue un creuset de toutes ces expériences et de tout son engagement professionnel : « Grande pauvreté et réussite scolaire – Le choix de la solidarité pour la réussite de tous ».
Deux livres publiés en 2022 poursuivront la même réflexion, le même combat, avec une parole plus libre, moins officielle : d’une part, une analyse rigoureuse, appuyée sur des données nationales et internationales, que résume le titre sans concession « L’école n’est pas faite pour les pauvres », tempéré cependant par le sous-titre « Pour une école républicaine et fraternelle », porteur d’une vision constructive et de propositions concrètes. D’autre part, un second ouvrage, « Exception consolante : un grain de pauvre dans la machine », livre son témoignage personnel : en reprenant la formule de Ferdinand Buisson, Jean-Paul Delahaye signifie la triste pérennité du fonctionnement d’un système à deux vitesses auquel seuls un soutien familial constant et l’appui de certains enseignants et de cadres de l‘éducation lui a permis d’échapper.
Jean-Paul Delahaye partage, dans cette conférence, son analyse, ses propositions et la forte détermination qui l’anime afin que l’école de la République soit l’école de la réussite de tous.
Odile Luginbühl
Conférence d’Alain Boissinot
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – 21 mars 2023
Quels enseignants pour demain ?
Conférence d’Alain Boissinot
Ancien recteur
Inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire
Alain Boissinot propose avec cette conférence de mettre en perspective le métier d’enseignant et d’envisager son évolution dans un contexte de transformation rapide et profonde de notre société, transformation qui concerne, en particulier, ses attentes par rapport au système éducatif.
Quels enseignants pour demain ? Pour traiter de cette question, les expériences professionnelles du conférencier permettent d’en aborder divers aspects. Alain Boissinot a pratiqué ce métier comme professeur, ayant enseigné du collège à l’université en passant par le lycée et les classes préparatoires, il l’a ensuite observé et évalué comme inspecteur général de lettres avant de l’administrer comme directeur de l’enseignement scolaire, puis comme recteur, à Bordeaux et à Versailles (académie qui regroupe près de 80 000 professeurs).
C’est-à-dire qu’Alain Boissinot connaît les enjeux tant pédagogiques qu’administratifs, aussi bien en termes de formation des enseignants que de gestion de carrière ou d’évolution des programmes d’enseignement. Il ajoute à cette connaissance précise de la situation en France un regard averti sur les systèmes éducatifs d’autres pays en étant membre du conseil scientifique de la Revue internationale d’éducation de Sèvres.
Autant de points de vue qui montrent combien la réflexion sur le métier d’enseignant entraîne, comme une pelote que l’on déroule, des questions qui affectent l’ensemble du système éducatif, ce système qui est aujourd’hui, à l’image de la société, traversé d’interrogations et d’incertitudes, voire de remise en cause. Alain Boissinot nous livre ses analyses dans une visée prospective dont l’objectif est pour nous tous, par principe premier, la qualité de l’enseignement.
Odile Luginbühl
Conférence d’Alain Bouvier
Texte intro d’Odile
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Les Rencontres d’IESF – le 14 décembre 2022
Après la crise, l’école française peut-elle encore nous faire rêver ?
Conférence d’Alain Bouvier
Ancien recteur
Professeur associé à l’université de Sherbrooke
Grand spécialiste du système éducatif français, Alain Bouvier a occupé des fonctions qui lui ont permis d’en connaître les rouages internes selon diverses approches et différents points de vue. Professeur d’université, chef de services académiques, directeur de l’IUFM de Lyon, puis recteur de l’académie de Clermont-Ferrand, membre du Haut conseil de l’éducationpendant plusieurs années, il a également participé, en tant que membre ou président, à plusieurs instances de suivi ou de conseil en charge d’analyser ou programmer les évolutions de l’école, au sens large.
Alain Bouvier s’est aussi intéressé aux systèmes éducatifs d’autres pays qu’il a pu observer au cours de ses nombreuses missions à l’étranger. Il possède en particulier une connaissance approfondie du Québec, et plus largement, du Canada en étant professeur associé à l’université de Sherbrooke. La fonction de rédacteur en chef de la Revue internationale d’éducation de Sèvres qu’il a assurée jusqu’à une date récente complète ces compétences à l’international.
Dans le droit fil des réflexions qu’il a développées dans deux essais récents, « Sur l’école française. Propos d’un mocking bird » et « L’école de mes rêves. Nouveaux propos d’un mocking bird », Alain Bouvier a choisi aujourd’hui de s’interroger, de nous interroger, sur la capacité de l’école à faire rêver. Le rapprochement de ces deux termes peut surprendre mais, en spécialiste des mathématiques pures, Alain Bouvier sait nous démontrer comment dépasser la complexité de leur relation et tenter de résoudre cette équation à plusieurs inconnues.
Odile Luginbühl
